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Certificat PEB

À partir de 2030, le label PEB A change : ce que cela implique pour la valeur des logements

Lorenergie

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4/20/2026

À partir de 2030, le label PEB A change : ce que cela implique pour la valeur des logements

Le label PEB A ne voudra plus dire la même chose

Une évolution importante passe encore sous le radar de nombreux propriétaires : à partir de 2030, le label PEB A sera réservé aux bâtiments sans émissions (“zero-emission buildings”), dans le cadre de la directive européenne 2024/1275. Concrètement, cela signifie qu’un logement très performant énergétiquement, mais encore chauffé au gaz, pourrait ne plus répondre à ce futur standard A.

Ce n’est pas un simple ajustement technique. C’est un changement de définition. Demain, le label A ne représentera plus seulement un logement très économe, mais un logement quasiment décarboné.

Une conséquence majeure : les classes inférieures pourraient être revalorisées

C’est probablement l’effet le plus intéressant, et pourtant le moins commenté.

Si le futur label A devient beaucoup plus exigeant, cela change mécaniquement la lecture des autres classes. Un label B pourrait ne plus être perçu comme “simplement bon”, mais comme un niveau de performance très élevé, proche d’un standard quasi sans émissions.

Autrement dit : si le haut de l’échelle monte, les classes juste en dessous prennent de la valeur relative.

C’est une analyse importante pour le marché immobilier. Un bien classé B pourrait demain être vu non plus comme “bon”, mais comme très premium.

Pourquoi cela peut avoir un impact sur la valeur des biens

Le marché valorise déjà la performance énergétique. Mais si le label A devient beaucoup plus rare, il est logique que les labels B — voire certains C performants — soient davantage valorisés qu’aujourd’hui.

C’est particulièrement vrai pour les biens déjà rénovés, bien isolés, avec une bonne enveloppe thermique, mais qui ne sont pas encore totalement “sans émissions”. Ces biens pourraient bénéficier d’un repositionnement favorable dans la perception des acheteurs.

En clair : un B de demain ne sera peut-être plus le B d’aujourd’hui.

Ce que cela implique pour les propriétaires

Ce changement envoie aussi un signal stratégique : viser uniquement “le minimum acceptable” n’est probablement plus la bonne logique.

Si vous rénovez aujourd’hui, il devient pertinent de penser plus loin :

  • qualité de l’enveloppe
  • système de chauffage
  • compatibilité future avec un standard bas carbone
  • trajectoire vers un bien à très faibles émissions

Ce n’est plus seulement une question de conformité. C’est aussi une question de positionnement patrimonial.

Et pour les acheteurs ?

C’est un point que beaucoup d’acheteurs devraient intégrer. Un logement classé B aujourd’hui pourrait représenter un actif bien plus intéressant qu’il n’y paraît, précisément parce que le référentiel est en train d’évoluer.

Ce changement pourrait aussi influencer la manière dont les banques, investisseurs et acquéreurs analysent le risque et la valeur énergétique d’un bien.

Une évolution qui confirme une tendance de fond

Entre les objectifs PEB, les exigences bancaires, les obligations de rénovation et maintenant l’évolution du sens même du label A, le message est cohérent : la performance énergétique prend de plus en plus de poids économique.

Et cette actualité le confirme : ce n’est pas seulement le bas de l’échelle (F, G…) qui est sous pression. C’est aussi le haut de l’échelle qui devient plus exigeant.

Conclusion

À partir de 2030, un label A ne signifiera plus simplement “très bon”. Il signifiera quasi sans émissions.

Et cela change potentiellement la valeur relative de tout le reste. En particulier des logements classés B, qui pourraient être mieux valorisés qu’aujourd’hui.

C’est une évolution technique… mais aussi un signal de marché. Et probablement un argument supplémentaire pour penser la rénovation non seulement comme une dépense, mais comme une stratégie patrimoniale.

Pour évaluer où se situe votre bien et quelles améliorations peuvent être pertinentes, un certificat PEB et une simulation énergétique restent les meilleurs points de départ.