Immobilier, construction, énergie en 2026 en Belgique : quand les primes dictent (encore) le marché
Lorenergie
1/5/2026

L’année 2026 s’annonce comme une année de transition difficile pour trois secteurs intimement liés : l’immobilier, la construction et l’énergie. Le point commun ? Les aides publiques à la rénovation (primes, prêts, dispositifs régionaux), qui influencent directement la décision de rénover… et donc la dynamique des ventes, locations et contrôles techniques.
Chez Lorenergie, on le constate sur le terrain : quand les primes se réduisent, se durcissent ou deviennent incertaines, c’est toute la chaîne qui ralentit.
1) Pourquoi ces trois secteurs se “refroidissent” ensemble
Ces trois marchés fonctionnent comme des vases communicants :
Moins d’incitants financiers → moins de travaux
Moins de travaux → entreprises de construction et de rénovation sous pression
Moins de rénovations / moins de projets → moins de transactions (vente/location) ou des décisions reportées
Moins de transactions → moins de certificats et contrôles (PEB/EPC, électricité, amiante, etc.)
Ce n’est pas une théorie : ce mécanisme est renforcé par l’incertitude réglementaire et budgétaire.
2) Flandre : réformes et restrictions, plus ciblées à partir de 2026
En Flandre, il ne s’agit pas d’un “arrêt complet” des aides, mais d’une réforme qui vise à concentrer les budgets sur certains publics et certains types de travaux.
- Mijn VerbouwPremie : des modifications entrent en vigueur à partir du 1er mars 2026, avec un impact surtout pour les deux catégories de revenus les plus élevées et pour d’autres investisseurs. Vlaanderen.be+1
- EPC-labelpremie : l’administration flamande annonce une suppression complète à partir du 1er juillet 2026, avec des règles transitoires (selon les cas). Vlaanderen.be
Effet marché attendu (constat + logique) : quand les aides deviennent plus ciblées, une partie des ménages et investisseurs reporte ou réduit l’ampleur des travaux — et cela se ressent ensuite sur les chantiers et sur le timing des transactions.
3) Wallonie : régime temporaire, conditions durcies et montants revus
En Wallonie, le Gouvernement a mis en place un régime de soutien temporaire (entré en vigueur en février 2025), avec des conditions d’accès plus strictes et des montants plafonnés / revus à la baisse. Logement en Wallonie+2ediwall.wallonie.be+2
Effet marché attendu (constat + logique) : plus les conditions se complexifient, plus le nombre de ménages qui “renoncent” ou repoussent les travaux augmente — surtout sur les rénovations non urgentes.
4) Bruxelles : Renolution 2025-2026 sous incertitude, et cela bloque la rénovation
À Bruxelles, l’incertitude pèse lourd : le portail Renolution indique clairement que les primes Renolution 2026 ne sont pas encore connues et qu’une décision est attendue pour les demandes liées à des factures 2025. renolution.brussels+2renolution.brussels+2
Des articles récents évoquent aussi des dossiers bloqués / retards de paiement et une situation institutionnelle compliquée, ce qui nourrit la prudence des ménages. BX1+1
Effet marché attendu (constat + logique) : quand le mécanisme d’aide est incertain, beaucoup de propriétaires préfèrent attendre — et les entrepreneurs voient les carnets se tendre, surtout sur les travaux d’amélioration énergétique (isolation, châssis, ventilation, systèmes).
5) Ce que cela change concrètement en 2026 pour l’immobilier
Quand les aides à la rénovation baissent ou deviennent incertaines, l’immobilier subit généralement 3 effets :
- Négociations plus dures sur les biens énergivores (les acheteurs intègrent davantage le coût réel des travaux)
- Décisions d’achat reportées sur certains profils (primo-acquéreurs et investisseurs prudents)
- Locations et mises en conformité étalées dans le temps (les bailleurs arbitrent)
Ce contexte rend les documents techniques (PEB/EPC, contrôles, diagnostics) encore plus importants, car ils deviennent des outils de décision et de négociation.
6) Le rôle des certificats et contrôles : plus que “des papiers”
Dans ce cycle ralenti, les certificats et contrôles ne disparaissent pas : ils changent de rôle.
- Un certificat PEB/EPC devient une base de discussion sur le budget travaux
- Un contrôle électrique ou un diagnostic amiante sécurise la transaction
- Une simulation / étude énergétique permet d’arbitrer : “je fais quoi maintenant, et quoi plus tard ?”
En 2026, la tendance la plus marquée sera probablement celle-ci : moins de décisions impulsives, et plus de décisions “chiffrées” (travaux, priorités, impact énergétique).
Conclusion : 2026 ne sera pas “facile”, mais elle sera structurante
Dire que ces secteurs sont “morts” est une image… mais une chose est sûre : ils sont en ralentissement et surtout en attente de signaux clairs.
- En Flandre : aides réorientées et certaines primes qui s’arrêtent en 2026 Vlaanderen.be+1
- En Wallonie : régime temporaire plus strict et moins généreux Logement en Wallonie+1
- À Bruxelles : incertitude Renolution 2025 et décisions attendues renolution.brussels+1
Pour les propriétaires et investisseurs, la bonne approche en 2026 sera souvent : diagnostiquer, prioriser, chiffrer — puis agir au bon moment.
Chez Lorenergie, c’est exactement notre rôle : apporter une lecture technique, rapide et exploitable pour sécuriser vos décisions (vente, location, rénovation).